MLB (oulipia)
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FIN
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Il se faufile par la ville dont il connaît les tours. Chez lui, son chat noir paraît n'avoir pas bougé. Il tourne une oreille et se rendort.
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De loin en loin, des salves de coups de feu, des cris de peur ou de ralliement. * se dissimule avec soin : cette guerre n'est pas la sienne.
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L'orage troue toujours la nuit, jetant ses regards tourmentés sur le relief sauvage de ce rude pays. Des barricades hérissent les ruelles.
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Ce que lui hurle * vous pouvez en deviner la substance. Plus qu'à aller se calfeutrer dans sa piaule, attendant qu'on veuille bien le payer.
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- Nous aussi, c'est justement pour ça... - Mon fric! - J'ai bien compris, cher monsieur *, mais nous ignorons où est le chef et sans lui...”
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* n'en peut plus “-Mon fric ! Je ne suis pas d'ici moi, je veux m'en aller ! Ras le bol de vos Kreks, de votre cuisine, de votre dictature !
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“-Apparemment la situation est confuse: la guérilla a attaqué, le Dictateur a déclenché la répression, le peuple est terrifié, la foudre...”
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“-Où est votre chef, je veux mon fric. J'ai fait le job, vous avez les armes. -Il devrait être là.”J parle à un homme venu à leur rencontre.
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Mais à peine à terre J et * comprennent que la révolution a déjà éclaté. Explosions de partout, cris, gens qui courent affolés dans la nuit.
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Et puis le port, enfin. * soupire : réclamer sa paye, et rentrer dans son pays. Maintenant, aux partisans de se débrouiller avec les armes.
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Suffocation. Propulsé comment, ce truc rouillé ? Mieux valait ne pas savoir. La traversée paraissait éternelle. J sifflotait. * pensait à L.
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Et cet engin d'un design improbable, que J a osé baptiser “sous-marin”! Quel métier. A peine la place là-dedans pour eux assis et les armes.
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Trimbaler les caisses jusqu'au bord, soit. Mais se retrouver homme grenouille en train de les haler sous l'eau en nageant tant bien que mal!
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La suite ? Eteindre les buissons pour dégager la cache, sortir les armes, jeter E et ses potes dans le trou, faire du ménage, sous l'orage.
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Après l'oraison funèbre, * s'enquit de J – et le trouva paisiblement assis. “- J'attendais la fin de votre entretien. - Oui, affaire perso.”
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Pourtant vous pouvez bien penser qu'il le fit-et vous avez raison. E hurla donc dans un feu purificateur. “Bonne nuit” conclut * froidement.
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Vous dire qu'il fut facile à *, lardé de coups et un petit peu surmené, de pousser enfin le redoutable E dans le feu exterminateur-je n'ose.
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L'orage matraque l'îlot, son et lumière, et foudre en prime. Les buissons prennent feu, tout près de l'aire où E et * s'ébattent virilement.
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Soudain, déferlante de détonations. * comprend qu'un orage majuscule leur explose dessus. Des caprices d'éclairs couvrent la ronde du phare.